Trouver et choisir un mentor est le processus par lequel un praticien de la sécurité identifie une personne dont l'expérience peut éclairer son propre parcours, puis amorce une relation avec elle. C'est la porte d'entrée du mentorat, moins préoccupée par ce que la relation permettra d'accomplir que par l'identité du bon guide et la manière de l'aborder. Dans un domaine aussi vaste et aussi mouvant que la cybersécurité, le choix du mentor façonne la qualité de l'accompagnement qui suivra ; il mérite donc une réflexion délibérée plutôt que de reposer sur le hasard.
Les bons candidats apparaissent rarement au terme d'une recherche formelle. Ils émergent de relations qui se tissent déjà au travail, au sein des communautés professionnelles, lors de conférences et de chapitres locaux, et à travers les réseaux qu'un praticien construit au fil du temps. Un responsable situé quelques niveaux au-dessus, un collègue respecté d'une équipe voisine, un membre actif d'une communauté de sécurité ou un intervenant dont le travail fait écho peuvent tous devenir des mentors. De nombreuses organisations et instances professionnelles proposent aussi des programmes de mentorat qui associent les personnes de façon délibérée, ce qui peut aider celles qui ne disposent pas d'un réseau établi ou qui souhaitent un accompagnement en dehors de leur propre employeur.
Bien choisir, c'est accorder autant d'importance à l'adéquation qu'à l'ancienneté. La personne la plus expérimentée n'est pas toujours le meilleur guide ; ce qui compte, c'est une expérience pertinente, une volonté d'investir du temps et un style de communication dont le mentoré peut tirer parti. Quelqu'un qui a déjà traversé la transition précise à laquelle le mentoré est confronté, comme le passage d'un rôle généraliste vers une spécialisation ou d'une voie technique vers l'encadrement, offre souvent une perspective plus utile qu'un expert plus large mais moins pertinent. L'honnêteté, l'accessibilité et un intérêt sincère pour la progression du mentoré distinguent une relation productive d'une relation purement formelle.
Aborder un mentor potentiel fonctionne mieux sous la forme d'une demande modeste et précise que sous celle d'une sollicitation globale impliquant un engagement durable. Une question concrète sur une décision, un domaine ou un travail appelle une réponse mesurée et permet aux deux personnes d'évaluer leur entente avant que l'une ou l'autre ne s'engage davantage. Bien des mentorats durables commencent ainsi et s'approfondissent naturellement lorsque l'intérêt se révèle mutuel. Faire preuve d'égard pour le temps du mentor, se préparer aux échanges et préciser clairement l'accompagnement recherché rend la relation plus facile à entretenir.
Cette étape se situe au tout début du parcours de mentorat et se rattache étroitement au travail qui suit. Une fois le mentor trouvé, le binôme passe à la définition des objectifs et des attentes, peut évoluer dans le cadre d'un programme de mentorat formel ou d'un arrangement plus souple, et construit idéalement une relation qui dure au-delà d'une seule question. Choisir d'abord la bonne personne rend chacune de ces étapes ultérieures plus productive.