Les programmes et structures de mentorat sont les dispositifs organisés par lesquels l'accompagnement est délivré, par distinction avec la relation individuelle elle-même. Ils vont des programmes formels animés par des employeurs, des organismes professionnels et des groupes communautaires jusqu'à des structures plus souples que les praticiens assemblent par eux-mêmes. Comprendre ces formats est important car la forme d'un dispositif de mentorat influe sur la façon dont un mentoré est mis en relation, sur la fréquence des rencontres et sur le soutien qui entoure la relation. La même volonté d'aider peut produire des expériences très différentes selon qu'elle s'inscrit dans un programme structuré ou dans un jumelage informel.
Les programmes formels constituent la structure la plus visible. De nombreux employeurs gèrent des dispositifs de mentorat internes qui associent des collaborateurs plus récents à des collègues expérimentés, souvent avec des durées définies, des rythmes de rencontre suggérés et des coordinateurs qui suivent la participation. Des organisations professionnelles telles que (ISC)2 et ISACA mènent des initiatives de mentorat qui relient des membres d'entreprises différentes, et les groupes associatifs et communautaires accueillent fréquemment des programmes destinés aux étudiants, aux personnes en reconversion et aux personnes issues de milieux sous-représentés qui entrent dans la sécurité. Ces programmes prennent en général en charge la mise en relation, fournissent des conseils légers sur la façon de démarrer et fixent un horizon temporel attendu, ce qui abaisse la barrière pour ceux qui, autrement, ne sauraient pas par où commencer.
Au-delà du classique jumelage individuel, plusieurs variantes structurelles répondent à des besoins différents. Le mentorat de groupe réunit un mentor et plusieurs mentorés, ce qui permet de démultiplier une attention senior rare et laisse les participants apprendre des questions des autres. Le mentorat entre pairs relie des praticiens à des stades similaires qui échangent du recul et une responsabilité mutuelle plutôt qu'une différence de séniorité. Le mentorat inversé renverse le sens habituel de sorte qu'un praticien junior partage des connaissances actuelles, par exemple sur des outils ou des plateformes plus récents, avec un praticien plus senior. Beaucoup de personnes s'appuient aussi sur un réseau de plusieurs conseillers informels plutôt que sur un mentor unique, en assemblant l'accompagnement de différents spécialistes à mesure que les questions se présentent.
Chaque structure comporte des compromis qu'il vaut la peine de peser. Les programmes formels offrent l'accès, la mise en relation et un point de départ clair, mais un jumelage coordonné ne garantit pas l'affinité personnelle qui fait fonctionner le mentorat, et certaines relations s'étiolent lorsque la durée fixée du programme prend fin. Les structures informelles et auto-assemblées tendent à s'ajuster plus naturellement parce qu'elles naissent d'une véritable entente, mais elles dépendent de l'initiative propre du mentoré et de ses relations existantes, que tout le monde n'a pas. Choisir une structure consiste moins à trouver le meilleur format unique qu'à ajuster le dispositif à l'accès actuel d'une personne, à ses objectifs et à son stade dans le domaine.